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Jacques Dutronc
prépare sa tournée
Dates
| 12 mars 2010 20:00 | Dernier | ||
| 21 mai 2010 20:00 | Dernier |
Organisé par
C-Live
Programme
| Headline: | Jacques Dutronc | Clique sur les liens pour consulter les pages des artistes et obtenir plus d'informations. |
Description
À en croire l’enthousiasme déclenché par le démarrage de sa nouvelle tournée, le retour sur scène de Jacques Dutronc est incontestablement l’un des événements musicaux de l’année 2010. Le chanteur, qui se partageait entre ses chats en Corse, quelques rôles au cinéma et un disque de temps à autre (le dernier remontant à 2003), ne s’était pas produit depuis 1993.
Aujourd’hui, il vient rappeler qu’il n’est pas juste le père de Thomas. Même si c’est son fils qui lui a soufflé l’idée de ce retour. Ce fut d’abord non, puis oui. Et qu’on se rassure : le chanteur, qui a scrupuleusement préparé son retour, reprend le dessus sans difficulté. D’abord, la voix, intacte et superbe, s’est magnifiée avec le temps. Ensuite, l’orchestre. Dirigé par Erdal Kizilcay, ancien collaborateur de Bowie, il reprend les meilleurs musiciens de la dernière fois : Jannick Top à la basse et Bernard Arcadio aux claviers. Enfin, le répertoire. S’appuyant principalement sur les années 1966-1975, il contient quelques raretés, notamment Le Petit Jardin, exécuté avec une belle délicatesse, et tous ses tubes : L’Opportuniste, Et moi, et moi, et moi, Il est cinq heures, Paris s’éveille, Les Playboys, Les Cactus... À l’écoute de ces classiques, écrits avec Lanzmann dans les années 1960, on est d’ailleurs frappé par leur actualité, tout comme on l’est par la forme impeccable qu’affiche ce dandy exemplaire. Le show est illustré par des ambiances en noir et blanc et un jeu de huit grands miroirs mouvants qui enveloppent ses sept musiciens. Dix-sept ans après ses derniers concerts, Jacques Dutronc retrouve la scène, affichant toujours le même laisser-aller désinvolte.
Sur scène, un fauteuil vide, tandis que les musiciens attaquent quelques mesures d’introduction, dans un décor noir et blanc habilement éclairé par Jacques Rouveyrollis et des jeux de miroirs. Puis, après quelques secondes d’interruption, Dutronc apparaît assis, en pantalon et tee-shirt noirs, veste en cuir, les yeux cachés derrière ses éternelles lunettes teintées.
Affichant la même nonchalance qu’autrefois, il se lève en brandissant un cigare qu’il remet dans sa poche... et ne fumera pas sur scène, faisant taire les pronostics de ceux qui avaient parié sur le côté frondeur de l’interprète de Fais pas ci, fais pas ça. Faussement désinvolte, il attaque avec sa chanson fétiche Et moi, et moi, et moi avec laquelle il terminera ce récital de presque deux heures, sans première partie ni entracte. Pas de chansons
nouvelles hormis Madame l’existence extraite de son dernier album qui remonte à 2003. L’artiste puise essentiellement dans ses années glorieuses de 1966 à 1975.
Dutronc avait promis un show « rock’n’roll à tout point de vue » et il a rempli son contrat. Le spectacle va crescendo pour se terminer par une véritable ovation. Le public, debout, refuse de quitter la salle, malgré les lumières allumées. Pour ce retour, Dutronc a opté pour des orches- trations très rock de ses succès comme Les Play-Boys, On nous cache tout, Les Cactus, J’aime les filles, La Fille du père Noël, Il est 5 heures, Paris s’éveille, L’Opportuniste, Gentleman cambrioleur, Merde in France...
Solidement épaulé par des musiciens comme Jannick Top, Erdal Kizilcay ou Bernard Arcadio, qui l’accompagnaient déjà sur la tournée de 1992 et une jeune flûtiste, il offre un concert d’une belle sobriété. Pas de retrouvailles explosives, ce n’est pas le genre de cet artiste qui revendique sa timidité comme une forme de politesse. Et le charme opère toujours. La voix, qui a gagné en rondeur et en gravité, est toujours là, plus belle que jamais.
Il n'y a plus des tickets en VIP pour le 12 mars.
